Anatole-Henri-Philippe de Ségur

Anatole-Henri-Philippe de Ségur

Résumé

Portrait de Anatole-Henri-Philippe de Ségur Anatole-Henri-Philippe de Ségur Oeuvres poétiques : Sainte Cécile… (1899)

Qui sait ce que le prêtre alors dit à la femme, Si le sang de l'Agneau n'a point touché son coeur, Si le dernier soupir, où s'exhala son âme, N'est pas monté vers le Seigneur ?
Un voile est étendu sur son heure suprême : Ce voile, ô mes amis, ne le soulevons pas ! A Dieu le jugement, la grâce ou l'anathème! Il juge en haut, prions en bas !
J'espère en ses remords, j'espère en sa souffrance, En l'amour de Celui dont le ciel est un don. Notre Dieu n'est-il pas le Dieu de l'espérance ? N'est-il pas le Dieu du pardon ?
Source : Gallica

Portrait de Anatole-Henri-Philippe de Ségur Anatole-Henri-Philippe de Ségur Oeuvres poétiques : Sainte Cécile… (1899)

Où le soleil rayonne, où la vie est en fleurs,
Où la jeune allégresse au fond de l'âme chante,
Où l'éternel espoir est plus fort que les pleurs.
C'est l'âge où, refoulant leur larme commencée,
Les parents à l'autel mènent la fiancée,
Et font de leur trésor un autre possesseur,
Où l'épouse succède à la fille, à la soeur.
O soeur aimable et chère, aimable et chère fille,
Ange consolateur de toute la famille,
Tu vas de là maison t'éloigner à ton tour ;
Un époux, des enfants, partageront ton âme...
Tu souris : en tes yeux brille une étrange flamme.
Source : Gallica

Portrait de Anatole-Henri-Philippe de Ségur Anatole-Henri-Philippe de Ségur Oeuvres poétiques : Sainte Cécile… (1899)

Vivante et sainte sépulture ! C'est la chair et son vain murmure. Le faux amour qu'attend l'oubli, C'est tout ce qui fuit et nous trompe, Qui, dans cette funèbre pompe, Est à jamais enseveli !
Le Dieu jaloux qui la réclame Reste seul debout en son âme : O Christ, elle est bien toute à vous ! L'esprit de votre croix l'anime : Elle est amour, elle est victime : L'épouse est digne de l'époux !
Adieu donc, ô ma soeur, ô ma compagne aimée, Toi dont le souvenir m'est plus doux que le miel, Du cloître sur tes jours la porte s'est fermée ; Tu n'en sortiras plus que pour aller au ciel !
Source : Gallica

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