Résumé

Marie Lafarge Heures de prison ; A trente ans… (1854)

Si les bruits du monde ne l'atteignent pas, il est rare qu'une douleur étrangère lui échappe. Il déteste le mal, mais il veut qu'on pardonne et qu'on aime les méchants. Prêtre laborieux, il n'a pas la science qui éblouit, il a celle qui éclaire. Prêtre humble et timide, sa bonté touchante et naïve a quelque chose d'un profil de saint, découpé dans la Bible. Parle-t-il des malheureux, on dirait une mère parlant de son enfant, avec des caresses dans le souvenir et des larmes dans la voix. Dit-il moi, il pense nous. Son coeur bat dans le coeur des pauvres ; son âme n'est jamais qu'en Dieu.
Source : Gallica

Marie Lafarge Heures de prison ; A trente ans… (1854)

La tombe a rendu une patrie à l'exilé, et le malheur est devenu un droit pour sa victime... La religion accueille ceux que le monde repousse, et relève ceux que le monde abat ; elle est la force de l'affligé ; elle est l'espérance du captif... Croix du Christ, je m'attache à toi ! Si je meurs, prête une ombre à ma cendre... si je vis, sois la vertu de mes souffrances.
Absorbée dans mes pensées, j'avais oublié le temps, qui n'oublie personne. Un signe de Clémentine m'a rappelé qu'il fallait continuer notre route. J'ai voulu revoir Milhau, un brouillard épais l'enveloppait.
Source : Gallica

Marie Lafarge Heures de prison ; A trente ans… (1854)

La science ne fait pas le bonheur, dites-vous. Je le sais, messieurs ; mais alors rendez-moi les saintes joies, les doux labeurs, l'ombre bénie du foyer domestique. Mettez un enfant dans mes bras, un vieux père à mes côtés. Est-ce trop ? Donnez-moi des devoirs à aimer, des malades à servir des pauvres à consoler... Trouvez un but à ma vie, attachez une vertu à mes larmes... et je ferme vos livres, et j'abdique l'étude, et je vous laisse la manne de l'esprit pour le dévouement, qui est la vie même du coeur.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature