Résumé

A. Quinet Les Oiseaux du Bas-Escaut, leur chasse en bateaux… (1897)

A la chasse en bateaux, il voit son ennemi, il peut déjouer son approche, lutter de ruse avec lui et l'entraîner à son tour en des endroits plus dangereux pour le chasseur que pour lui-même.
Il y a lutte, au moins d'adresse, de courage et d'audace, et comme la loi fatale de la vie, en somme n'est que la lutte pour l'existence, les chances sont à peu près égales, d'autant qu'il a l'air, la terre et l'eau pour chercher son salut dans la fuite.
Source : Gallica

A. Quinet Les Oiseaux du Bas-Escaut, leur chasse en bateaux… (1897)

En effet, le cormoran s'est fait raser et porte le visage bistré, bien à nu, n'ayant rien à cacher dans sa barbe. Il aime l'attitude franche, verticale, qui laisse voir son col effilé ; son long bec crochu à l'extrémité et fendu jusqu'au delà de ses petits yeux verts, joint à une gorge blanche dénudée, lui donne un air incroyable de finesse et de roublardise.
Le mâle adulte se pare, en outre, d'une huppe tombante, de minces filets de blanc argentent sa tête et le haut du cou qui sont mordorés et à reflets verdâtres, comme le reste du costume.
Source : Gallica

A. Quinet Les Oiseaux du Bas-Escaut, leur chasse en bateaux… (1897)

Devant un ennemi plus fort, il est cauteleux, bat en retraite avec prudence, et s'il est acculé, se rue à bec perdu et vend chèrement sa vie. Ce mauvais coucheur, démonté, connaît le coup de la flèche du Parthe, à l'oeil droit du chien ou de l'homme, s'ils ne sont sur leurs gardes. Et autant le Blongios — dont il emprunte le truc de se confondre avec les roseaux secs, en s'étirant tout droit comme un fil à plomb pour se dissimuler — est aimable et doux en captivité, autant le Butor est grincheux, hargneux et incapable de se faire des amis.
Source : Gallica

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