Marguerite Burnat-Provins,
Le Livre pour toi
“ Quand me sera-t-elle rendue, la coupe vivante de ta bouche, la coupe aux contours enrichis de ton sang, où je buvais ton âme aussi douce que l’eau ? J’ai froid et c’est la nuit... Ma vie où es-tu ? Quelle heure me donnera ta chair brûlante et le clair foyer de ton cœur, pour tendre mes mains à la flamme ? Où sont les lampes de tes yeux, les lampes nacrées comme la lune suspendue sur notre été d’amour ? Tout cela est loin, si loin. Et le vent souffle et c’est l’hiver. XCVIII La nuit. ”

