Résumé

Clément Marot Lettres de Marguerite d'Angoulême… (1841)

Marot lui-même, toutes les fois qu'il n'est pas spirituel, n'est qu'un versificateur. Le style en vers de la reine de Navarre est en général froid, gêné par les inversions et dénué du naturel qui brille dans sa prose. Il ne faut guère y chercher d'autre mérite que celui de la rime. Cependant, en général, les idées y sont arrangées avec un certain soin ; ainsi, dans l'éloge de François Ier, on peut remarquer avec quel art Marguerite a rassemblé les traits saillants de la vie et du caractère de son frère : sa bravoure chevaleresque, son amour pour la science, son esprit brillant, sa bonté.
Source : Gallica

Clément Marot Lettres de Marguerite d'Angoulême… (1841)

On y verra dans quelle haute faveur Montmorency était placé auprès du Roi, et combien l'affection dévouée de Marguerite contribua à sa fortune. Cette affection, Montmorency la paya de la plus noire ingratitude, en essayant d'exciter la sévérité de François Ier contre la reine de Navarre. On sait comment, en éveillant les scrupules religieux du Roi, il tâchait d'attirer la persécution sur la tête de sa bienfaitrice. Il n'est pas surprenant qu'un homme capable d'une telle lâcheté ait forcé son maître à le disgracier malgré ses services militaires et à le bannir de sa cour.
Source : Gallica

Clément Marot Lettres de Marguerite d'Angoulême… (1841)

François Ier, justement irrité, fit rechercher les coupables. On arrêta préventivement un grand nombre de personnes, et dans le nombre Gérard Roussel, un des protégés de Marguerite. Gérard Roussel prouva son innocence; d'autres, moins heureux et, il faut le croire, plus coupables, furent brûlés à l'Estrapade avec des tortures inouïes, et un appareil plus digne d'une horde de sauvages que d'une nation civilisée.
Source : Gallica

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