Marguerite de Navarre,
Les Marguerites de la Marguerite des Princesses
“ D’aymer je me repens, J’en osterois mon cœur, qui de douleur Perpetuel en paieroit les despens. J’estimerois à grand heur ce malheur, Bien que ce n’est peu de despit ou honte D’estre laissée ainsi d’un serviteur. Le deplaisir en est tel, et tant monte, Que d’en laisser Cent de sa volonté, Ce n’est ennuy dont l’on deust tenir compte. Vostre cœur est de desespoir tenté Pour vostre Amy, c’est chose raisonnable ; Aussi est il d’honneur bien contenté, Rendant l’Amour de l’union louable D’entre nous trois ; la gloire en recevez, Qui vostre ennuy doit rendre tolerable. ”
