Savinien de Cyrano de Bergerac

Résumé

Savinien de Cyrano de Bergerac Lettres Satyriques.

Quand je m’attriste de sentir comme un glaçon qui me gagne toutes les extremitez, il rit en m’assurant qu’il le sçavoit bien, que ses remedes éteindroient ce grand feu ; Quelquefois mesme que semblable à la mort, je ne puis parler, je l’entends s’écrier aux miens qui pleurent de me voir à l’extrémité : Pauvres gens que vous estes, ne voyez vous pas que c’est la fiévre qui tire aux abois ?
Source : Wikisource

Savinien de Cyrano de Bergerac Lettres Satyriques.

Si nous demeurons égaux, à quoy bon se mettre au hazard du plus grand de tous les malheurs, qui est la mort, pour ne rien décider : Et puis quand j’aurois lettre du Dieu Mars, de sortir de ce combat à mon honneur, il pourroit au moins se vanter de m’avoir contraint à commettre une insigne folie : Non, non, je ne déguaisne point ; c’est craindre son ennemy de vouloir par le moyen de la mort, ou l’éloigner de soy, ou s’éloigner de luy : Pour moy je n’apprehende pas qu’il soit où je seray.
Source : Wikisource

Savinien de Cyrano de Bergerac Lettres Satyriques.

HÉ ! par la mort, Monsieur le Coquin, je trouve que vous estes bien impudent de demeurer en vie aprés m’avoir offensé : Vous qui ne tenez lieu de rien au monde, ou qui n’estes plus qu’un clou aux fesses de la Nature ; Vous qui tomberez si bas, si je cesse de vous soûtenir, qu’une Puce en lêchant la terre, ne vous distinguera pas du pavé ; Vous enfin si sale & si puant, qu’on doute (en vous voyant) si vostre Mère n’a point accouché de vous par le derriere
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature