Savinien de Cyrano de Bergerac

Résumé

Savinien de Cyrano de Bergerac,  Lettres Satyriques.

“ Quand je m’attriste de sentir comme un glaçon qui me gagne toutes les extremitez, il rit en m’assurant qu’il le sçavoit bien, que ses remedes éteindroient ce grand feu ; Quelquefois mesme que semblable à la mort, je ne puis parler, je l’entends s’écrier aux miens qui pleurent de me voir à l’extrémité : Pauvres gens que vous estes, ne voyez vous pas que c’est la fiévre qui tire aux abois ? ”
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Savinien de Cyrano de Bergerac,  Lettres Satyriques.

“ Si nous demeurons égaux, à quoy bon se mettre au hazard du plus grand de tous les malheurs, qui est la mort, pour ne rien décider : Et puis quand j’aurois lettre du Dieu Mars, de sortir de ce combat à mon honneur, il pourroit au moins se vanter de m’avoir contraint à commettre une insigne folie : Non, non, je ne déguaisne point ; c’est craindre son ennemy de vouloir par le moyen de la mort, ou l’éloigner de soy, ou s’éloigner de luy : Pour moy je n’apprehende pas qu’il soit où je seray. ”
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Savinien de Cyrano de Bergerac,  Lettres Satyriques.

“ HÉ ! par la mort, Monsieur le Coquin, je trouve que vous estes bien impudent de demeurer en vie aprés m’avoir offensé : Vous qui ne tenez lieu de rien au monde, ou qui n’estes plus qu’un clou aux fesses de la Nature ; Vous qui tomberez si bas, si je cesse de vous soûtenir, qu’une Puce en lêchant la terre, ne vous distinguera pas du pavé ; Vous enfin si sale & si puant, qu’on doute (en vous voyant) si vostre Mère n’a point accouché de vous par le derriere ”
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