écussonnage

Définition et enjeux

Portrait de Charles Baltet Charles Baltet L’Art de greffer (1892)

Sujet. — Amandier, Amygdalus communis. — Pêcher, Persica vulgaris (semis) . — Prunier, Prunus domestica (semis, cépée, bouture de racine) . —Très rarement, le Cerisier Mahaleb.
Greffage. — Ecussonnage (fig. 91 et 96) : 1° à oeil dormant, en juillet-août avec le Prunier, en août-septembre avec l'Amandier ; 2° à oeil poussant, en avril. — En pied ou sur tige.
Observations. — Lesbons rameaux porte-gref¬
fons du Pêcher proviennent d'arbres en espalier non palissés ou d'arbres en plein vent.
Source : Gallica

H. Lecointe Manuel élémentaire d'agriculture et d'horticulture… (1895)

On donne le nom d'écusson à une plaque d'écorce deux fois plus longue que large et munie d'un oeil bien constitué. L'écusson sera pris sur un rameau de l'année ; ce rameau détaché, on coupe toutes ses feuilles en ne conservant que le pétiole.
Cette greffe est sans contredit la plus expéditive et la meilleure : elle s'identifie si bien avec le sujet, qu'au bout de peu d'années, il est difficile de s'apercevoir que celui-ci a été greffé.
L'écusson s'emploie sur les jeunes arbres, lorsqu'ils sont de la grosseur du doigt. Il s'applique aussi sur les jeunes branches.
Source : Gallica

Pierre Étienne Simon Duchartre Éléments de botanique, comprenant l'anatomie… (1867)

Ayant ensuite pratiqué sur le sujet deux incisions qui se réunissent en T, on introduit cet écusson sous l'écorce ainsi entaillée, de telle sorte que le bourgeon se trouve à peu près au point de rencontre des deux lignes du T, et avec une ligature en laine peu tordue on maintient le tout en place.
La greffe en écusson est plus fréquemment pratiquée que toutes les autres. On en distingue deux sortes principales selon l'époque à laquelle on l'opère : à œil poussant, lorsqu'on la fait au printemps, de telle sorte que la reprise ou le développement du bourgeon soit à peu près immédiat
Source : Gallica

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