Résumé

Adolphe de Chesnel La rose chez les différents peuples anciens et modernes… (1838)

La jeune fille est semblable à la Rose, tandis que solitaire et ignorée elle repose dans quelques beaux jardins sur son épine native ; tandis qu'elle est à l'abri de la dent destructive des troupeaux et de la main furtive des bergers, le doux zéphyr, l'aube humide, l'onde, la terre, tout conspire à l'embellir, et la jeunesse folâtre aime à en parer ses cheveux et son sein ; mais elle n'est pas plutôt détachée de sa tige maternelle et verdoyante, qu'elle perd ses grâces, sa beauté, et tout ce qu'elle pouvait avoir d'aimable.
Source : Gallica

Adolphe de Chesnel La rose chez les différents peuples anciens et modernes… (1838)

Près de lui se trouvait un vase plein de Roses, D'une pourpre éclatante et fraîchement écluses, Et telles qu'on les voit dans le plus beau printemps.
Près des Roses brillait une fille charmante, Fille rare en beauté, l'honneur de nos déserts, Qui modeste autant que savante, Connaissait l'art heureux d'assortir de beaux vers.
Jeune homme, dit le prince, il faut nous faire entendre Sur la Rose naissante un couplet gracieux : La Rose, dis-je alors, est un présent des dieux, Tel que la jeune fille au regard doux et tendre Qui commence à rougir et qui baisse les yeux.
Source : Gallica

Adolphe de Chesnel La rose chez les différents peuples anciens et modernes… (1838)

Ses fleurs devinrent pleines par la culture, et depuis on a multiplié à l'infini cet arbuste charmant. Il ne s'élève pas au-delà de trois pieds; ses feuilles ont cinq ou sept folioles; elles sont petites et velues en dessus, les rameaux sont droits et se décorent au mois de mai d'un grand nombre de petites fleurs très-doubles, rouges au centre et d'une nuance qui s'éclaircit à mesure qu'elle approche des bords.
Rien d'élégant comme une branche du Rosier pompon, surtout lorsqu'elle se balance sur le sein d'une jolie femme.
Source : Gallica

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