Edgar Allan Poe

Edgar Allan Poe

Résumé

Portrait de Edgar Allan Poe Edgar Allan Poe Le Désert... (1857)

C'était comme
un cri d'animal en proie à une grande souffrance. Je me tournai pour chercher notre bœuf: le cheval était dans la prairie, mais je n'y voyais pas son compagnon. Le bruit s'approchait toujours et devenait plus terrible à chaque moment : c'était à n'en pas douter le beuglement d'un bœuf. Mais que se passait-il ?
Un cri plus fort que les autres retentit dans toute la vallée : il semblait que l'animal courait de notre côté.
Je saisis ma carabine, Frank et Harry m'imitèrent; Cudjo s'arma de sa lance indienne.
Source : Gallica

Portrait de Edgar Allan Poe Edgar Allan Poe Le Désert... (1857)

Leur gueule était restée ouverte, leurs lèvres, leur mâchoires, leur nez, tout était percé d'épines pointues. Pendant ce temps le porcépic s'était redressé et traîné au pied d'un arbre, sur lequel il commençait à grimper. Mais Cudjo, qui était furieux de la mésaventure de ses favoris, courut droit à lui et l'abattit d'un coup de sa lance.
Harry, que sa rencontre avec le putois avait rendu plus prudent, hésitait à s'approcher du porc-épic; car il avait entendu dire que cet
animal pouvait lancer ses épines à une certaine distance, et en percer ses ennemis.
Source : Gallica

Portrait de Edgar Allan Poe Edgar Allan Poe Le Désert... (1857)

Le porc-épic, qui n'avait pas encore vu son ennemi, continuait à ronger l'écorce du cotonnier : la martre s'élança bientôt du tronc où elle avait grimpé, et courut vers l'arbre. Quand le porc-épic la vit s'approcher il poussa un cri d'effroi, et parut en proie à la plus grande terreur. Cependant, au lieu de rester où il était, nous fûmes tout étonnés de le voir se laisser tomber presque au nez de son adversaire. Je ne compris pas d'abord la prudence de cette manœuvre ; mais un moment de réflexion me convainquit que le porc-épic voulait user de son meilleur moyen de défense.
Source : Gallica

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