François-René de Chateaubriand,
Œuvres complètes
“ Bientôt on entend des glapissements lointains, et l’on voit paroître un orignal rabattu par trois renards, qui manœuvrent de manière à le diriger vers l’embuscade du carcajou. Au moment où la bête lancée passe sous l’arbre fatal, le carcajou tombe sur elle, lui serre le cou avec sa queue, et cherche à lui couper avec les dents la veine jugulaire. L’orignal bondit, frappe l’air de son bois, brise la neige sous ses pieds : il se traîne sur ses genoux, fuit en ligne directe, recule, s’accroupit, marche par sauts, secoue sa tête. ”
