Paul Perret,
L'Amour éternel, par Paul Perret
(1868)
“ Si c'eût été le baron, il aurait cru voir devant ses yeux une farce de la foire, et il en serait bien mort de rire. Puissance et prodiges de l'amour! Eh quoi! ces raffinements et cette naïveté d'honneur, cet héroïsme du sacrifice, dans le coeur d'un homme qui, la veille encore, n'était qu'égoïsme et que bassesse! Et l'amour en était la cause ! C'est dans cette religion-là surtout que l'ardeur du néophyte est sublime. Mais quoi donc? et quelle folie ! Le pauvre Du Rosel osait aimer!... Il arrivait en ce moment à l'hôtel de Muzillac. ”
