Paul Perret

Paul Perret

Résumé

Portrait de Paul Perret Paul Perret,  L'âme murée (1879)

“ Vous n'avez point vu ma pâleur, vous n'avez pas remarqué de trouble dans ma voix, qui se raffermit bientôt après sans doute, car un peu de réflexion m'avait redonné du courage. Je connaissais M. Mériadec de la Pénissière ; ma confiance des premiers instants renaissait. Un nouveau pressentiment me disait : « Ce mariage serait odieux, il est impossible, il ne se fera pas. »
– Il se fera, dit Isabelle. Plus que jamais, je le veux. J'aime celui que vous haissez ; je l'aime surtout parce qu'il a rempli son devoir contre vous, parce que vous êtes le condamné, parce qu'il est le juge.
”
Source : Gallica

Portrait de Paul Perret Paul Perret,  L'âme murée (1879)

“ Ma soeur, on ne découvrira donc jamais où Donatienne Laurent cache ses ailes ?
Alors, à la fenêtre, là bas, les mains de la mère exilée se pressaient sur sa bouche, envoyant une grêle de baisers que la petite coureuse ne pouvait voir.
Puis, sans se retourner, Mme des Roseraies interrogeait le vieux Laurent, assis derrière elle dans la chambre : Je ne distingue que sa taille, disait-elle ? Mais parlez-moi de son visage, vieil homme. Comment sont ses yeux ?
– Noirs. Tout semblables aux vôtres... Pourtant, je ne sais comment vous dire.
– Que le regard en sera plus pur ?... Oh ! je le crois !
”
Source : Gallica

Portrait de Paul Perret Paul Perret,  L'âme murée (1879)

“ Je ne le croirai jamais... Gaspard de la Hairie est bien tel que vous venez de le dire par moquerie. Il est loyal, et il est brave.
– Tu le connais ?... Qui n'as-tu point connu, ma pauvre Sillette, en ton temps ? Tu l'auras aimé une heure, une nuit ! Tu crois être allée au fond de son coeur.
– Je suis allée au fond de ce bon coeur, répondit-elle, non pas en une heure, mais en une minute. Tenez ! il y a des souvenirs que vous ne réveilleriez point si vous gardiez une lueur de raison.
”
Source : Gallica

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