J.-M. Guignet de Salins

Élements biographiques

J.-M. Guignet de Salins Manuel des ordres d'architecture… (1845)

Les cannelures n'ajoutent rien à la beauté des ordres aux yeux des hommes versés dans l'art de l'architecture. Elles donnent seulement aux colonnes un air de richesse et de splendeur qui ne saurait convenir à tous les genres d'édifices.
Il faut ordonner les colonnes et les entablements placés à l'extérieur d'un édifice avec toute la simplicité dont est susceptible l'ordre qu'on a choisi. Les colonnes cannelées se noircissent avec beaucoup plus de rapidité que les colonnes unies. Il en est de même de tous les édifices ornés de sculptures à l'extérieur.
Source : Gallica

J.-M. Guignet de Salins Manuel des ordres d'architecture… (1845)

Quant à l'ordre ionique, la base que Vitruve lui a assignée est informe, et blesse les vrais principes de la nature, par la règle qui veut que toujours le plus matériel soit au-dessous du plus léger. Ainsi il n'est pas étonnant qu'on ait été forcé de la proscrire pour la remplacer par la base attîque comme l'ont fait les architectes anciens et modernes. Le mérite essentiel de l'ordre ionique consiste en une beauté sévère dont le
charme n'est altéré par aucune imperfection.
Source : Gallica

J.-M. Guignet de Salins Manuel des ordres d'architecture… (1845)

Tous les architectes s'accordent à reconnaître qu'un changement dans les ornements ne suffit pas pour constituer un ordre séparé, mais qu'il faut encore une différence dans les proportions. Au reste, le chapiteau corinthien fut gâté au lieu d'être perfectionné. Cette belle création dont la nature offrit le modèle à Callimaque, réunit à un si haut degré de perfection , la pureté et l'élégance des formes, qu'il serait inutile - de chercher à y ajouter quelque chose de plus ; cet ordre tel qu'il a été exécuté jusqu'à présent, ne devrait pas être appelé ordre composite.
Source : Gallica

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