“ Quant à être un imposteur, vous, mon cher Wilding, cela est tout bonnement absurde. Comment peut-on être coupable d’une faute commise sans le savoir, et qu’est-ce qu’un imposteur qui n’a point consenti à l’imposture ? Et quant à ce qui regarde votre fortune... ”
Imposte
Définition et enjeux
L’imposteur désigne une personne qui affirme, de manière délibérée, posséder une identité, un statut ou des qualités qu’elle ne possède pas, afin de tromper autrui. Ce phénomène a été analysé par divers auteurs : Rousseau le définissait comme un fourbe cherchant à imposer sa parole, tandis que Dickens illustrait son rôle dans des intrigues dramatiques.
Godwin soulignait la peur de l’opprobre sociale liée à la tromperie. Les motivations varient, allant du gain matériel à des pathologies psychologiques, comme le révèle la description du thème. Cette diversité d’intentions éclaire la complexité du comportement trompeur.
Citations sur “imposte”
André Vayson de Pradenne,
Les fraudes en archéologie préhistorique…
(1932)
“ Est-ce que vous ne vous forgez pas un imposteur riche et actif, qui aurait assumé des frais et des peines peu ordinaires, pour un faux très facile à découvrir par le seul bavardage des enfants, pour un faux d'un succès douteux, un imposteur qui prendrait la peine aujourd'hui encore de faire trouver en abondance aux travailleurs de tout genre, dans les fouilles du mont si connu, les objets vendus aux hôtes et aux étrangers, pour que ces ignorants induisent en erreur, non seulement moi-même, mais encore beaucoup d'autres ? ”
Jean-Jacques Rousseau,
Oeuvres complètes de J.-J. Rousseau…
(1856-1857)
“ Prêtres du Dieu de paix, vous lui rendrez compte un jour, n'en doutez pas, de l'usage que vous osez faire de sa maison. Vous me traitez d'imposteur! et pourquoi? Dans votre manière de penser, j'erre; mais où est mon imposture? Raisonner et se tromper, est-ce en imposer ? Un sophiste même qui trompe sans se tromper n'est pas un imposteur encore, tant qu'il se borne à l'autorité de la raison, quoiqu'il en abuse. Un imposteur veut être cru sur sa parole, il veut lui-même faire autorité. Un imposteur est un fourbe qui veut en imposer aux autres pour son profit ”
William Godwin,
Caleb Williams
“ Ne m’avez-vous pas dit que dans ce cas j’aurais beau préparer une histoire, quelque plausible, quelque vraie même qu’elle pût être, vous sauriez bien faire en sorte que le monde entier m’eût en exécration comme un imposteur ? ”
Paul Henri Thiry d’Holbach,
Traité des trois imposteurs
“ Il importe trop à ces imposteurs que le peuple soit ignorant, pour souffrir qu’on le désabuse. Ainsi on est contraint de déguiser la vérité, ou de se sacrifier à la rage des faux Savants, ou des âmes basses & intéressées. ”
Arnaud Berquin, L'Ami des enfants (1845)
“ Comme ils craindraient de perdre de leur considération imaginaire s'ils imposaient quelques sacrifices à l'orgueil de leur luxe, plus leurs revers sont frappans, plus ils croient devoir étaler de faste et de somptuosité pour soutenir l'opinion de leur opulence, et rétablir un crédit imposteur. ”
Charles Dickens,
Aventures de Monsieur Pickwick…
“ « Vous êtes un imposteur, monsieur. — Un quoi ? demanda M. Winkle en tressaillant. — Un imposteur, monsieur. Et je parlerai plus clairement si vous le désirez : un blagueur, monsieur. ”
Paul Henri Thiry d’Holbach,
Traité des trois imposteurs
“ Ces imposteurs l’ont si bien senti, que pour empêcher les bons effets qu’elle produiroit infailliblement, ils se sont avisés de nous la peindre comme un monstre qui n’est capable d’inspirer aucun bon sentiment, & quoiqu’ils blâment en général ceux qui sont déraisonnables, ils seroient cependant bien fâchés que la vérité fût écoutée. Ainsi l’on voit tomber sans cesse dans des contradictions continuelles ces ennemis jurés du bon sens ”
Edmond Huguet, Dictionnaire de la langue française du seizième siècle (1950)
“ Celui qui établit ou fait payer un impôt. — La pluspart des imposteurs et inventeurs de nouveaux imposts y ont perdu la vie. J. Bodin, Republique, VI, 2. En marge : Imposteurs de nouvelles charges mis à mort. ”
Joseph Vimont, Traité de phrénologie humaine et comparée… (1831-1835)
“ SI ce penchant n'était pas naturel à l'homme, verrait-on la société actuelle infectée de charlatans de toute espèce, levant Un impôt sur la crédulité? Tous les imposteurs de l'antiquité Se retrouvent chez les nations modernes ”
Émile Gassier, Les cinq cents immortels : histoire de l'Académie française… (1906)
“ Eh 1 quelle autorité pourrait se soutenir devant elles, si elle ne s'appuie sur la raison? Un imposteur adroit obtient avec facilité les adorations d'un peuple ignorant ; mais il ne trouvera que le mépris chez une nation éclairée. ”
Alphonse de Lamartine,
Oeuvres de M. A. de Lamartine. Le passé…
(1850)
“ C'est cette idée que l'Etat est un ennemi, que le trésor public est une caisse sans fond, que le fisc, autrement dit la recette de l'impôt par l'État, est une .espèce de monstre, de sangsue énorme, de vampire altéré d'or, d'argent et de cuivre, qui dévore les deniers du peuple et qui les rend en misères, en stérilités et en affamements ; c'est cette idée, enfin, que l'impôt est non-seulement un vol fait par l'État, mais que c'est un vol stérile, qui anéantit au détriment de tous, les valeurs, les subsides, les contributions qu'il enlève à chacun. ”
Jean Vinicola, La France et ses vieux rois. Discours fantastique et vraiment merveilleux prononcé par une statue de pierre… (1871)
“ « L'impôt prend l'argent à « ceux qui travaillent et le roi le distribue à ceux qui ne font « rien, » je dis, moi, que c'est plus qu'un mensonge, plus qu'une odieuse calomnie, que cette phrase et autres du même genre ne sont ni plus ni moins qu'une mine placée sous les fondements de l'édifice social, pour en renverser au loin, à un moment donné, les assises naturelles que Dieu a placées luimême et que le temps a consacrées. ”
Léon Faucher,
Revue des Deux Mondes
“ Quelle inquisition redoutable que celle dont le résultat sera tout à la fois d’obliger le riche à révéler une fortune qu’il se plaît peut-être à entourer de mystère, et de condamner le citoyen pécuniairement malheureux à cette dure alternative de répandre sur sa situation une lumière fatale à son crédit, ou d’acheter par un impôt mensonger la conservation du prestige d’aisance dont il est environné ! ”
Guillaume-Thomas Raynal,
Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux…
“ Si vous voulez qu’ils soient attentifs au murmure de votre mécontentement lorsqu’ils vous vexent ; que les cris de votre joie frappent leurs oreilles avec éclat, lorsque vous en êtes soulagés. A-t-on allégé le fardeau de l’impôt, illuminez vos maisons ”
Pierre-Joseph Proudhon,
Système des contradictions économiques ou Philosophie de la misère
(1867)
“ Vous rendez le fisc odieux en le faisant absurde : et je soutiens qu'il n'est ni l'un ni l'autre. Le pauvre paye plus que le riche, parce que la Providence, à qui la misère est odieuse comme le vice, a disposé les choses de telle façon, que le misérable dût être toujours le plus pressuré. L'iniquité de l'impôt est le fléau céleste qui nous chasse vers l'égalité. Dieu! si un professeur d'économie politique, qui fut autrefois un apôtre, pouvait comprendre encore cette révélation ! ► Par la nature des choses, dit M. Chevalier, l'impôt affecte quelquefois la forme, d'une capitation. ”
Georges Darien,
La Belle France
(1900)
“ Même volé, volé dans leurs poches, l’argent leur inspire tant de vénération qu’ils en respectent les voleurs. L’impôt, sous ses formes les plus vexatoires et les plus inattendues, est accepté par eux avec un stoïcisme qui déconcerte. ”
Manon Roland,
Lettres de Madame Roland de 1780 à 1793
“ Les amis du luxe et des plaisirs, ceux que leurs professions auraient familiarisés avec le dessein de faire fortune et les moyens de l’acquérir, ne sauraient adopter la conduite austère qui doit caractériser les surveillants, les ordonnateurs de la fortune publique, au milieu des liquidations multipliées, des impôts nombreux, des répartitions sans nombre, dans lesquels l’erreur et la fraude peuvent aisément s’introduire. ”
Henry George,
Progrès et Pauvreté
“ La certitude est un élément important de l’imposition, car de même que la perception d’une taxe dépend de la diligence et de la probité des receveurs, et de l’esprit public, et de l’honnêteté de ceux qui la paient, de même sont offertes d’un côté des occasions d’arbitraire et de corruption, et de l’autre des occasions de défaites et de fraudes. ”
Nicolas de Condorcet,
Œuvres de Condorcet
(1847-1849)
“ De telles erreurs, causées peut-être par les circonstances, ne dureront pas longtemps : souffrez avec patience cet outrage, afin de prouver combien peu vous l'aviez mérité, et montrez, par votre conduite, combien se trompent ceux qui ont le malheur de croire encore qu'il existe quelque liaison entre le payement d'un impôt et le talent de faire de bons choix, entre de l'argent et des vertus. Reposez-vous sur les progrès de la raison : le faible est sûr de gagner sa cause au tribunal de ce juge incorruptible. ”
Jean-Baptiste Say,
Traité d’économie politique/1841
“ Quand l’impôt est excessif ou inique, il provoque des fraudes, de fausses déclarations, des mensonges. Les gens honnêtes sont mis dans l’alternative, ou de trahir la vérité, ou de sacrifier leurs intérêts en faveur des redevables qui n’ont pas les mêmes scrupules. ”
Jules Guyot,
Institutions démocratiques des républicains de 1830…
(1848)
“ Sans entendre un avertissement, sans une menace qui le mette en garde, sans apercevoir le voleur, grâce à l'obscurité dont il s'est enveloppé, le malheureux est forcé de donner sa bourse pour sa vie, et, s'il n'a plus rien, il consent à mourir! et vous appelez cela un impôt commode à percevoir! un impôt charmant par la facilité et l'exactitude avec lequel il est payé! ”
Ernest Legouvé,
Dernier travail, derniers souvenirs
“ On le fraude sans scrupule par des déclarations fausses et par des contrebandes. Croyez-moi, quand vous serez à l’âge où l’on paye les impôts, soyez honnête avec l’État comme avec tout le monde, et si, ce qui est bien permis, vous trouvez les contributions un peu lourdes, je sais un moyen de les alléger : payez-les gaiement ! ”
Clément de Reignié, Aux habitants des campagnes ! Ce que vous étiez avant 1789 (1879)
“ Autour du trône le luxe le plus effréné, la corruption la plus inouïe : seigneurs et prélats, traitants et courtisanes dépensent en prodigalités insensées cet impôt auquel ils ne contribuent même pas; eux, ces parasites d'un monde qui s'écroule, payer l'impôt, allons donc ! Pour ces nobles débauchés, pour ces abbés coureurs d'alcôves, l'impôt est un déshonneur, et le peuple, le peuple seul est taillable et corvéable à merci. Toujours payer et recevoir en échange le mépris, tel est le lot du paysan avant 1789, et, en vérité, de quoi se plaindrait-il? ”
Charles-Maurice Descombes, Histoire anecdotique du théâtre… (1856)
“ Mais, monsieur, quelque léger que soit cet impôt (comme ils l'appellent ) , il n'est pas fait pour les personnes que ne favorise point la fortune. Le grand succès de ma feuille me permet d'écouter en cela les émotions d'un coeur trop calomnié. Souffrez donc, monsieur, que, non-seulement je n'accepte pas votre offre généreuse, mais encore que je suspende l'envoi de mon journal, devenu fâcheux par votre situation, et rendez-moi assez de justice pour ne point accueillir des médisances qui prétendraient que les parties irréprochables de votre talent pourraient en souffrir. ”
Jean Sabbatier, L'Impôt foncier et les droits réunis… (1849)
“ EMPIRE! RÉGENCE! RESTAURATION ! ne sont que des emblèmes trompeurs; leur véritable signification, le vrai mot de l'énigme est : «J'ai peur d'avoir faim, et je veux à tout prix un » gouvernement qui me donne des places, c'est-à» dire du pain. » J'ai souvent recherché les causes de cette triste situation, j'en ai trouvé plusieurs. L'impôt m'a paru la principale, et je crois devoir, Messieurs , vous en apporter la preuve, afin de vous aider à faire tomber des masques , à dissiper des illusions, à percer à jour des intrigues plus dignes encore peut-être de pitié que de blâme. ”
Albert Du Boys, Dictionnaire des erreurs sociales ou Recueil de tous les systèmes qui ont troublé la société… (1852)
“ L'impôt, tel qu'il existe, encourage la fraude et démoralise les populations; — décourager la fraude et réhabiliter la sincérité des déclarations, tel est le but que nous nous sommes proposé, en combinant la nécessité de l'impôt avec le principe de l'assurance. ”
Charles Collé,
Mémoires du baron de Besenval. Collé…
(1846)
“ Le peuple, surchargé d'impôts pour fournir à la déprédation des finances, dissipées en luxe, et englouties par la cupidité de la maîtresse et des intrigants qui l'entouraient, d'ailleurs indigné du désordre où vivait ce prince, regardait le moment de sa fin comme le seul moyen de sortir d'oppression, et s'en expliquait hautement dans les rues. ”
Jean-Baptiste Rast, Correspondante inédite de Albert de Haller… (1856)
“ Oui Monsieur, nos gens ne connaissent pas les biens dont ils jouissent, sans impôts, avec la pleine jouissance de leurs biens, l'attention la plus scrupuleuse à leurs droits, l'impossibilité d'être maltraités par les puissants ”
Auguste de Saint-Chamans, Raoul de Valmire, ou Six mois en 1816… (1816)
“ Quand les impôts sont votés dans le secret du cabinet, et que l'emploi n'en est pas examiné et reconnu nécessaire dans une chambre, le plus léger surcroît d'impôts excite les plus violens murmures. Alors le roi le plus sage, le plus économe, est accusé de fouler le peuple pour ses plaisirs, ou pour ceux de sa famille; pour enrichir une maîtresse, un favori, ou les financiers, ou d'autres. ”
Pierre Lenfoncé, Lettres de Pierre Lenfoncé aux autorités constituées du royaume et à divers personnages… (1836)
“ Quand je pense que s'il y a un contribuable assez riche pour payer ses impôts, en prenant sur son superflu, il y en a vingt qui, pour satisfaire le percepteur, sont réduits à prendre sur leur nécessaire, le coeur me saigne de tristesse. Combien de familles de quatre et cinq personnes, payant sous le nom d'un seul imposé, qui n'ont pas six cents francs de revenu ! ”
Eugène O'Ddoul, Rien, rien, rien ! ou l'Entier du tiers… (1872)
“ Au moindre signe de mécontement, fusillés, transportés à perpétuité, pontonnés ! Le travail tire les marrons du feu, les privilégiés les croquent. C'est l'ordre éternel. Quant à l'assiette de l'impôt, elle est équitable. ”
de Lorris Guillaume, Le roman de la rose - Tome IV
“ C'est que les plus grands impôts sont ceux dont nous supportons volontairement les charges; tels sont ceux inventés par la mode, par la vanité, par le luxe et par la sensualité, les quatre plus grands fléaux du genre humain, dont les lois somptuaires des Romains, et celles que le même esprit de sagesse a dictées à nos rois, n'ont jamais pu réprimer les abus, qui renversent le bon ordre, corrompent les mœurs, ruinent enfin le commerce des Etats les mieux policés. ”
Alphonse Duchesne,
Histoire de la chaussure, depuis l'antiquité la plus reculée jusqu'à nos jours…
(1852)
“ L'avarice des grands continuera-t-elle toujours à nous charger d'impôts, impôts que nous ne devons point, que nous ne pouvons payer, qui excèdent nos revenus?. Bourgeois de Paris, on vous repousse des assemblées des notables; on ne veut point que vous participiez aux délibérations, et on vous demande arrogamment quel droit a la terre de se mêler avec le ciel, et pourquoi la lie du peuple ose intervenir parmi les personnes riches! ”
Agénor Altaroche,
Contes démocratiques : dialogues et mélanges
(1838)
“ Moi.—Je vous attendais là. Hasard, oui, mais pas plus hasard que la fortune. Le hasard qui fait les hommes forts et bien conformés est absolument le même qui les fait riches à deux cents francs d'impôt. ”
F.-H. Maux, Une mine d'or, ou la Baguette magique qui va ressusciter les affaires… (1848)
“ Les premiers sentent bien le prix de ces ressources. Aussi voyez, faute de savoir s'y prendre, comme ils s'ingénient à mettre sur le peuple impôt sur impôt, tous plus ridicules les uns que les autres. Enumérez, si vous le pouvez, toute la séquelle de ceux qui pèsent sur nous. Voyez surtout l'accroissement prodigieux de leurs dettes, ces plaies publiques ; elles tendent chaque jour à s'aggraver davantage : on ne comptera bientôt plus, chez nous comme chez nos voisins, que par dixaine de milliards*. ”
Emmeline Raymond, Autobiographie d'une inconnue (1868)
“ Vous seriez plus riche que vous ne l'avez été, vous n'auriez aucune des dettes dont votre fortune est chargée, que, la supposition d'une spéculation de ma part étant admise, je ferais encore une mauvaise spéculation en vous épousant pour votre fortune. Qu'importe en effet la richesse, quand elle marche en compagnie du désordre? ”
Charles Danré de Coyolles, Problème social résolu mathématiquement… (1840)
“ L'impôt rétrograde-indirect étant la loi de l'accumulation de la fortune vers le sommet de l'échelle sociale, produit nécessairement, parmi les classes supérieures, l'opulence illimitée, et par suite, l'excès d'ambition, l'insatiabilité, l'intrigue, l'usurpation, l'abus de pouvoir, l'exaction, la concussion, la trahison et tous les crimes publics. ”
Ernest Carel, Vieira : sa vie et ses oeuvres (1879)
“ Les impôts sont le sang et la chair du peuple. Paroles mémorables, qui méritent d'être écrites en lettres d'or, dans le cabinet des ministres et dans les salles de nos assemblées délibérantes 1 Qu'il y a loin de cette belle théorie de l'impôt, à chercher de tous côtés de nouvelles matières imposables! ”
André Cochut, Revue des Deux Mondes
“ Les dettes publiques, les banques, les emprunts de l’état, les moyens de crédit et toutes ces créations de propriétés imaginaires, dont la jouissance repose sur les impôts que nos arrière-neveux voudront bien consentir à payer un jour, sont des fictions qui étaient totalement inconnues aux anciens. ”
Henry Charles Carey,
Principes de la science sociale
“ Toujours pauvres, ceux qui la gouvernaient avaient, d’un côté, affermé à quelques individus le privilège de prendre, pour ainsi dire à leur discrétion, le bien de leurs sujets, tandis que de l’autre, ils avaient, pour des sommes d’argent qui leur étaient payées comptant, accordé l’exemption du payement des impôts. ”
Robert Gaschet, La vie et la mort tragique de Paul Louis Courier (1923)
“ L'impôt voilà ce qu'exècre surtout ce fils de bourgeois avares, resté ladre en dépit de tout. Dans l'impôt il ne voit qu'une dîme prélevée par des fainéants galonnés ou chamarrés d'or sur ceux qui travaillent et qui produisent. ”
