Ernest Carel

Élements biographiques

Ernest Carel,  Vieira : sa vie et ses oeuvres (1879)

“ Aime ton ennemi, parce que mieux vaut la paix que la guerre ; et, en une telle guerre, la victoire est une faiblesse, la défaite un triomphe. — Aime ton ennemi : car si lui, en te voulant du mal, est méchant comme le démon, toi, en lui voulant du bien, tu seras bon comme Dieu. — Aime ton ennemi : car, à le bien prendre, il est mieux ton ami que tes propres amis, ceux-ci ne faisant que flatter en toi des défauts que celui-là te reproche. — Aime ton ennemi, sinon parce qu'il est ton ennemi, du moins parce qu'il est homme. ”
Source : Gallica

Ernest Carel,  Vieira : sa vie et ses oeuvres (1879)

“ Observateur profond, il excelle à décrire les maladies et les remèdes de l'âme. Tel qu'il est, on ferait un délicieux recueil de pages exquises sur les passions, la haine, l'envie, l'ambition, la cupidité, l'amour des richesses, avec de ravissantes peintures des vertus opposées. Car c'est un peintre que Vieira, et un grand peintre. Il n'est jamais plus aimable que dans ses tableaux de genre, il s'oublie lui-même; plein d'esprit, de grâce et d'imagination, il a les charmes d'Amyot et de saint François de Sales, mais avec je ne sais quoi de plus vigoureux. ”
Source : Gallica

Ernest Carel,  Vieira : sa vie et ses oeuvres (1879)

“ A ceux dont l'esclavage était légitime, il fallait assurer des traitements convenables, et sauvegarder leur dignité d'hommes et de chrétiens ; pour beaucoup l'esclavage était une injustice. Il fallait au plus tôt briser leurs fers : le temps pouvait tellement les river à leurs pieds, qu'il deviendrait impossible de les relâcher, loin de les pouvoir rompre.
Il n'ignorait pas, ce grand homme au sens si pratique, que l'esclavage est toujours un grand malheur; qu'en principe, il le disait tout à l'heure, les hommes naissent libres et égaux, créés qu'ils sont à l'image de Dieu.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature