Résumé

Pierre Gavault Étude sur les ruines romaines de Tigzirt (1897)

Le chapiteau, d'un corinthien abâtardi, est curieux dans sa lourdeur barbare. Son abaque aplatie, ses larges feuilles, ses caulicoles retournées, rappellent les plus anciennes productions de l'école romane. Ce chapiteau nous paraît dater le monument auquel il appartient, de la première moitié du Ve siècle. En effet, il est plus ancien que les sculptures de la grande basilique; on y sent une moins grande liberté, plus d'attachement aux formes classiques.
Source : Gallica

Pierre Gavault Étude sur les ruines romaines de Tigzirt (1897)

SUR LES RUINES ROMAINES DE TIGZIRT 51
portionné. Le dessin du lion n'est pas plus heureux, et la façon dont sont représentés les poils du mufle est plus que maladroite : ce sont d'ailleurs là des images plates et conventionnelles et la bordure blanche qui les silhouette sur le fond découpé contribue à accentuer ce caractère. Faut-il voir dans ce veau et dans ce lion, bien qu'ils ne soient pas ailés, les symboles de deux évangélistes? Le vide qui reste à leur gauche, et dans lequel l'homme et l'aigle ont pu trouver place, semble bien cadrer avec cette hypothèse.
Source : Gallica

Pierre Gavault Étude sur les ruines romaines de Tigzirt (1897)

Viennent des temps meilleurs, une tradition, un enseignement artistique s'établiront, et un art nouveau naîtra, plus jeune et plus vivace que l'art romain, depuis longtemps immobile dans des traditions presque mécaniques. Par malheur, ces temps ne sont pas venus. L'Afrique, qui ne possédait ni le degré de culture romaine de la Gaule, ni la même sève ethnologique, a eu à subir plus d'invasions que cette dernière et de plus effroyables calamités.
Source : Gallica

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