Jules Soury,
Une fille de roi d’Égypte
“ En vain Cassandane, Atossa, Cambyse, tous les médecins et tous les mages de la cour, essaient de la rappeler à l’existence. Le roi imprime un long baiser, le premier et le dernier, sur les lèvres de l’agonisante, qui murmure encore son nom. On n’entend que le râle de la jeune fille et la voix basse de Nebenchari, le médecin égyptien, qui récite des versets du Livre des Morts : tout à coup il se penche à l’oreille de la fille du pharaon et lui crie : « Maudis ceux qui ont ravi à tes parens le trône et la vie ! » ”
