René Puaux,
De Sofia à Tchataldja...
(1913)
“ Ce sont les forts turcs qui tirent. C'est la première vision réelle de la guerre, l'affirmation par les yeux du fait que nous n'avions encore pu qu'imaginer. Mais la nuit vient. Derrière le Rhodope le soleil se couche dans un éblouissement rose et mauve, et comme nous redescendons vers l'obscurité d'un vallon, le convoi, avec les chars à bœufs, l'ânon, les soldats, se profile sur la crête, vivant théâtre d'ombres, plus beau que la belle Marche à l'étoile de Henri Rivière. La nuit est venue et nous ne sommes encore qu'au village de Kadjikioz, à michemin de notre but. ”

