Emma Bailly, Les ménages militaires. Le mariage du trésorier (1876-1878)
“ Valérie l'arrêta par un geste écrasant. — Ne prononçez pas mon nom devant cette femme, dit-elle, je vous le défends ! Elle fit un pas en arrière ; il voulut la suivre ; ses deux bras s'étendirent comme pour le repousser, puis un nuage flotta entre elle et lui; elle chancela et glissa sans connaissance sur le sol. Au cri de terreur de Georges répondit celui de madame Duval, qui, du fond du fiacre, avait suivi de l'œil cette scène inexplicable. La digne femme s'élança au secours de son élève, l'arracha des bras de l'officier, et, retrouvant la force de sa jeunesse, l'emporta comme une proie. ”
