Résumé

Portrait de Aristide Frémine Aristide Frémine Aristide et Charles Frémine. Armand Le Bailly… (1877)

La mort aux bras d'acier ne marche plus dans l'air, Elle est partie au loin sur l'aile d'un éclair; Le champ de la bataille est solitaire et morne; La Victoire en pleurant, s'endort là, sur la borne, Les deux pieds dans la poudre. — Et les fiers grenadiers Gisent, sans mouvement, sous les fleurs d'amandiers!
Les Champs de l'Italie.
L'Orient s'éclairait d'une clarté muette, Le soleil vêtu d'or, rêvait comme un poëte, Dans les pleurs du matin, aux bords tout blancs des cieux ; L'air était embaumé, pur et délicieux; La brise du printemps aux mers de Thyrrénie Donnait un doux baiser
Source : Gallica

Portrait de Aristide Frémine Aristide Frémine Aristide et Charles Frémine. Armand Le Bailly… (1877)

La maladie et la misère, non le découragement, — il y résista toujours, — avaient eu raison de son corps frêle où battait un cœur généreux, une âme d'artiste et de poëte. Il était vraiment doué, mais la santé et le temps lui ont manqué. Ce n'était pas un Chatterton, sans doute, the merveillous boy, l'enfant merveilleux aussi incapable « d'écrire les choses communes qui font vivre » que d'être valet, et qui aime mieux mourir.
Armand Lebailly n'était pas de cette étoffe sublime. Il aurait fait tout ce qu'on eût voulu pourvu que ce fût honnête, il n'aurait repoussé
aucune tâche.
Source : Gallica

Portrait de Aristide Frémine Aristide Frémine Aristide et Charles Frémine. Armand Le Bailly… (1877)

Tandis que ses élèves jouaient sur la route et sur la lisière des bois, Le Bailly, assis le long des fossés tout jaunes de primevères, pensait à ses projets. Le doux soleil, les feuilles naissantes, les violettes blanches et bleues, les plantes et les herbes parées d'hier, toute la jeunesse de la nature, pénétraient son cœur qui s'ouvrait aux perspectives d'une vie nouvelle. Si son front se rembrunissait parfois, l'enthousiasme revenait l'illuminer bien vite. La vie semble devoir être si pleine et si longue à dix-huit ans; on pense que tant de choses sont dues à tant de désirs !
Source : Gallica

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