Georges Laisney

Résumé

Georges Laisney Du raz Blanchard aux vaux de Vire (1937)

Il vit « sur le cœur de son pays ». Le vent de la lande, le bruit de la mer, le hanteront sans cesse : « J'ai revu la mer, ma mer, que je pourrais orthographier « ma mère ». Impossible d'être plus de « notre ensorcelant pays ». Il en adore les ciels brumeux et bas : « Sous ses longues larmes, la Normandie est si belle ». Ce qu'il écrit de Millet, il nous faut le dire de lui-même : « Je le reconnais pour un Normand du faîte à la base »...
C'est à Valognes, pour s'y « noyer de mélancolie » que Barbey revient lorsque Paris cesse de le charmer, à Valognes et à sa jeunesse.
Source : Gallica

Georges Laisney Du raz Blanchard aux vaux de Vire (1937)

Le paysage est ici d'une autre âpreté, d'une sauvagerie différente. Mortain, petite ville qui dort ou rêve au long de sa morne et interminable rue, au pied de sa magnifique Collégiale et de sa noble Abbaye Blanche, se pare du décor le plus romantique. Les rochers de la Mont joie, de sombres bois de pins, la dominent et ce coteau de l'Ermitage d'où le regard embrasse un paysage immense et découvre les limites de trois provinces, Maine, Bretagne et Normandie, devine à l'horizon, par temps clair, la noble silhouette du Montau-péril-de-la-mer.
Source : Gallica

Georges Laisney Du raz Blanchard aux vaux de Vire (1937)

Vous aimez les villes de plaisance, où chaque demeure s'encadre de fleurs et de verdure : Avranches est votre affaire. Il vous faut des cathédrales gothiques : en connaissez-vous une plus fière, plus élancée, d'une sobriété plus élégante et d'une plus grande pureté de lignes que celle de Coutances ? Ce sont les landes qui vous plaisent : vous pouvez errer pendant toute une journée dans les solitudes de celle de Lessay, si pieusement chantée par Louis Beuve et si magnifiquement décrite par Barbey d'Aurevilly. Vous voulez des plaines : le Cotentin vous les garde.
Source : Gallica

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