Adrien-François Lelioux, Histoire de Mürger pour servir à l'histoire de la vraie bohème… (1862)
“ Or, selon nous, la faiblesse de cette élégie ne dit nettement qu'une chose : la passion qui possédait encore le poëte à l'instant où il l'écrivit, — plus d'un an après la perte de sa maîtresse. Dans les arts, les orages du cœur n'inspirent jamais que médiocrement à l'heure même qu'ils sont subis. Il faut que la foudre soit au loin avec les nuages qui la portent. En un mot, les œuvres fortes, celles que l'on appelle des œuvres senties, ne naissent bien que du souvenir, — un souvenir éloigné : Murger lui-même en a plus tard donné la preuve. ”
