W. G. C. Byvanck, Un hollandais à Paris en 1891: Sensations de littérature et d'art
“ Pour moi il s’y mêle un peu trop de peur et trop d’affectation, à notre compassion contemporaine. Vous savez qu’involontairement nous imitons les gens qui frappent notre imagination. Notre pitié n’est, pour la plus grande part, qu’une représentation que nous nous donnons à nous-mêmes sur la scène de notre âme: ce ne sont que des sensations mimées, qui mènent une vie factice grâce à la peur morose qui a touché notre esprit. Le vrai sentiment part d’une autre origine, il vient du cœur, directement; et le véritable artiste n’atteint son but qu’en marchant sur la grand’route. ”
