Résumé

Le tombeau de Charles Berjole, 1884-1924… (1928)

Ce n'était pas seulement le peintre qui enseignait, mais aussi le lettré, l'artiste, le poète. Il est difficile de choisir parmi tant de choses qu'il nous a apprises. Il transformait la vie à force de l'aimer ; son esprit, constamment ouvert s'attachait à tout et ne connaissait pas l'indifférence.
Son atelier était à son image ; on y trouvait tout, livres, revues, bibelots, non pas mis là pour l'effet ou l'ornement, mais rassemblés autour de lui par un besoin de concentration, comme il attirait vers lui-même tout ce qui, dans la vie, lui paraissait beau.
Source : Gallica

Le tombeau de Charles Berjole, 1884-1924… (1928)

Si CHARLES BERJOLE marque une pareille prédilection pour l'automne (l'été n'est pas pour nous, ma sœur, tu le sais bien) et pour le soir (et le supplice cher, dans la tiédeur du soir, de pleurer dans les bras de glace du Silence) , c'est qu'il recherche et chérit la tristesse, il est un amant de la Douleur. L'enfant pâle qui a, dès la fleur de sa vie, déniché le secret défendu au fond des livres, qui étouffe son pas pour surprendre les arcanes de l'amour, ne laisse pas de goûter à la volupté de la joie quand personne ne le surveille pour le réprimer.
Source : Gallica

Le tombeau de Charles Berjole, 1884-1924… (1928)

En voici les dernières strophes :
La voilà, la voilà qui vient par nos chemins Sa robe à la couleur des campagnes françaises,
Le glaive justicier frissonne dans sa main Et près d'elle marche sa soeur : La Marseillaise.
Ah ! l'avoir vue et puis s'endormir consolés A jamais, sur le cœur battant de la Patrie,
Heureux d' avoir vécu les beaux instants ailés Où la France est une âme innombrable et fleurie,
Pourtant la vie éclate et sourit dans ses yeux, L'espoir d'un peuple flotte aux plis de sa tunique, Elle marche au devant du souffle fabuleux Qui gonflait le péplum de la Victoire antique.
Source : Gallica

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