Résumé

Jacques-Marie Boyer-Brun Histoire des caricatures de la révolte des Français… (1792)

Pourquoi, chaque année, faites-vous perdre à un million d'électeurs, un mois de travail, en leur occasionnant encore des dépenses au-dessus de leurs forces ?
Pourquoi la liberté que vous nous avez donnée, ne peut-elle convenir qu'aux fripons, aux voleurs, aux assassins?
Pourquoi, en décrétant la liberté de la presse, ne l'a-t-on fait servir qu'aux desseins des factieux?
Pourquoi ne l'a-t-on employée qu'à tromper le peuple, qu'à le solliciter à la révolte, qu'à lui applanir les sentiers du crime, qu'à lui rendre méprisable tout ce qu'il devait respecter ?
Source : Gallica

Jacques-Marie Boyer-Brun Histoire des caricatures de la révolte des Français… (1792)

Vous savez de même que nous, que ce que l'infernale hypocrisie de l'assemblée dite nationale nomme une révolution, n'est autre chose qu'une conjuration contre l'autel et les deux premiers ordres de l'état, dépositaires d'une portion de l'autorité royale, et qu'elle est l'oeuvre de quelques nobles diffamés de quelques prêtres sans moeurs, et d'une centaine d'avocats sortis de la lie du peuple et perdus de crimes : vous avez frémi de cet assemblage d'horreurs et de bassesses qui ont accompagné ce qu'on ose nommer la conquête de notre liberté
Source : Gallica

Jacques-Marie Boyer-Brun Histoire des caricatures de la révolte des Français… (1792)

Il suffit qu'il soit vicaire de Jésus-Christ et le souverain pontife de la religion, c'est-à-dire, le médiateur entre Dieu et
les hommes, pour avoir droit à la haîne des philosophes et pour qu'on puisse exercer envers lui toutes sortes d'injustices.
Quand on a décrété la liberté des opinions politiques et religieuses, cela signifiait qu'on allait exercer un cruel despotisme sur les pensées ; parce que les législateurs s'étant attribués à eux-mêmes l'infaillibilité qu'ils ôtent à l'église Romaine, ce serait à leurs yeux un crime de penser autrement qu'eux.
Source : Gallica

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