Albéric Second,
Contes sans prétention...
(1857)
“ Mais moi, trahie, outragée le lendemain de mon mariage, le coeur de mon mari ne m'a jamais appartenu : une autre possède son affection, sa confiance, ses tendresses. Notre union n'a été, de sa part, qu'une affaire de convenances sociales, un marché avantageux... Et je l'aime!... Oh ! lâche et misérable femme que je suis! entendez-vous? je l'aime! Estelle cacha sa tête dans ses mains et cle grosses larmes filtrèrent au travers de ses doigts. — Pauvre chère ! dit Pauline, l'âme d'un joueur est dominée par une seule passion, le jeu! ”
