Résumé

Antoine Mollière De la Phrénologie, d'après les deux ouvrages récemment publiés par M. Flourens… (1844)

Quand bien même l'anatomie n'aurait pas formellement dit à Gall et à ses suivants, que tout défend de conclure de la bête à l'homme, n'aurait-il pas dû, s'il avait eu le sentiment de l'excellence de fesprit, comprendre cette inconvenante impossibilité à la simple observation des deux termes de sa comparaison. Qu'a donc de commun l'instinct borné, fatal, improgressible, muet de l'animal, avec l'intelligence, expansible, indéterminée, presqu'infinie, parlante de l'homme?
Source : Gallica

Antoine Mollière De la Phrénologie, d'après les deux ouvrages récemment publiés par M. Flourens… (1844)

Gall et ses disciples, en effet, ont cru que le cerveau pris en masse était l'organe de l'ame, sauf à diviser après.
Il paraît, d'après les affirmations positives de la physiologie actuelle, qu'il n'en n'est rien; puisqu'il est admis, sans contradiction possible en face des faits, que, « si l'on enlève le cervelet à un animal, il ne perd que ses mouvements de locomotion ; si l'on enlève ses tubercules quadrijumeaux, il ne perd que la vue ; si l'on détruit sa moelle allongée, il perd ses mouvements de respiration, et, par suite, la vie. »
Source : Gallica

Antoine Mollière De la Phrénologie, d'après les deux ouvrages récemment publiés par M. Flourens… (1844)

Oui, la volonté est nulle, quand les organes représentatifs des facultés n'existent pas. Où serait, en effet, son mobile? nulle part: la notion même de celle faculté serait impossible, aussi impossible que la notion de la vision et de la couleur pour l'aveugle-né, et celle du son pour le sourd. Le moi, un et indivisible, serait seul capable, dans le premier cas, de lutter et de réagir contre l'organe ; dans le second cas, de le suppléer; or, Gall l'a anéanti, et a dû l'anéantir, car s'il l'eût laissé survivre, son invention n'avait aucune signification.
Source : Gallica

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