Adolphe Retté,
Réflexions sur l’anarchie. Promenades subversives
“ Si, au lieu de porter mon effort dans ce sens, je le porte contre mon voisin, je détermine une réaction de mon voisin contre moi ; il souffre par moi et je souffre par lui, car ayant agi à l’encontre de sa liberté individuelle, il est mathématique qu’il réagira à l’encontre de la mienne. Or, quel est le bien suprême que je respecte par-dessus tout en moi ? La liberté, c’est-à-dire l’intégrale expansion de mon individu. Je ne puis donc, en bonne logique, attenter à l’expansion de mon voisin sans me blesser moi-même. Par suite, ce que je respecte en moi, je le respecterai en autrui. ”
