Résumé

Droits et devoirs dans l'anarchie rationnelle (1882)

Oui, le peuple fait bien de se tenir sur la réserve à l'égard de tout ceux qui rêvent de lui imposer la pratique de leurs théories : qu'il sache bien non seulement que nul n'a le droit de l'obliger à faire ce qu'il ne veut pas, — mais encore que personne, quand il s'agit de l'intérêt général, ne doit se soustraire ou supposer à l'exécution de ses volontés librement exprimées et librement modifiables en vertu de leur incessante perfectibilité !
Source : Gallica

Droits et devoirs dans l'anarchie rationnelle (1882)

La vérité est que chacun peut avoir une aptitude particulière dans l'exercice de laquelle il sera plus habileque d'autres; — mais cette aptitude spéciale, si grande qu'elle puisse être, n'est pas le signe: certain d'un sens commun supérieur à celui des individus qui ont une aptitude ou une profession différente.
L'histoire nous montre des savants, célèbres, des philosophes renommés qui ont été presque stupides dans les choses ordinaires de la vie et au point de vue des questions d'intérêt général, — précisément, parce qu'ils se perdaient au milieu d'abstractions.
Source : Gallica

Droits et devoirs dans l'anarchie rationnelle (1882)

Au lieu de faire métier de tuer des hommes ; au lieu de fausser son intelligence et son coeur à soutenir alternativement le pour et le contre; au lieu de faire des saisies pour achever de ruiner les malheureux; au lieu de méditer des filouteries et des coups de bourse ; au lieu d'écrire froidement en vers ou en prose, des anathèmes contre le capital, tout en dépensant 25,50 et même 100 francs par jour : — le peuple accomplit, lui, des travaux toujours utiles, jamais nuisibles, et il conserve son sens commun beaucoup plus que ceux qui affectent de douter de son intelligence.
Source : Gallica

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