Guy de Maupassant 

Résumé

Guy de Maupassant  La Nouvelle Revue

C’est à ses seuls amis qu’il ouvrit son « cœur humain ». Mais sur ce cœur humain l’amour des lettres avait si longtemps coulé, un amour si fougueux, si débordant, que tous les autres sentiments pour lesquels l’humanité vit, pleure, espère et travaille, avaient été peu à peu noyés, engloutis dans celui-là.
« Le style c’est l’homme », a dit Buffon. Flaubert c’était le style, et tellement, que la forme de sa phrase décidait souvent même la forme de sa pensée.
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Guy de Maupassant  La Nouvelle Revue

Sa conception du style répond du reste à sa conception de l’écrivain. Il pensait que la personnalité de l’homme doit disparaître dans l’originalité du livre, et que l’originalité du livre ne doit point provenir de la singularité du style.
Car il n’imaginait pas « des styles », comme une série de moules particuliers dont chacun est propre à chaque écrivain, et dans lequel on coule toutes ses pensées ; mais il croyait au « style », c’est-à-dire à une manière unique d’exprimer une chose dans toute sa couleur et son intensité.
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Guy de Maupassant  La Nouvelle Revue

Pauvres ouvriers que nous sommes ! Pourquoi nous refuse-t-on ce qu’on accorde gratuitement au moindre bourgeois ? Ils ont du cœur, eux ! Mais nous autres, allons donc, jamais de la vie ! Quant à moi, je vous répète une fois de plus que je suis une âme incomprise, la dernière des grisettes, le seul survivant de la vieille race des Troubadours ! — Mais vous ne voulez pas me croire.
Et partout, en d’autres lettres, on rencontre des phrases comme celles-ci :
Quant à moi, que voulez-vous que je vous dise, ma chère amie ?
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