Résumé

Ch Besançon Réponse à une lettre d'un médecin de campagne (1837)

Mon ami Paillasse, à ton tour : le nez, à quoi sert il? — Oh! ce n'est pas difficile ça. - Eh bien ! à quoi ? — A quoi ? vous voulez le savoir?
à prendie une prise de tabac. — Mais, grosse bête, ce n'est pas ça. —Eh bien ! j'y suis; à éternuer. — Tu n'y es pas; à sentir. — Dame! si vous me l'aviez dit.— En effet, le docteur dit que le nez perçoit l'odeur; pour un savant, ce n'est pas le nez qui perçoit, c'est la membrane pituitaire qui tapisse l'intérieur des fosses nasales; le nez n'est qu'un accessoire. Paillasse répète : entonnoir ; c'est vrai !
Source : Gallica

Ch Besançon Réponse à une lettre d'un médecin de campagne (1837)

Libéral et heureux de la posséder, vous, vous voudrez et vous désirerez qu'elle soit à la portée de tout le monde. Elle ne sera plus torturée de cette bizarre nomenclature, plus difficile à apprendre que la science elle-même : oui, plus elle sera simplifiée, et plus elle sera belle; vous l'aimerez alors, et si vous la comprenez, ce ne sera qu'à ce moment que vous déposerez cette impudente fierté et cette basse insolence, compagnes de l'ignorance, qui feront alors place, à leur tour, à cette bonté prête à pardonner l'erreur et à cette modestie toujours méfiante de ses faiblesses.
Source : Gallica

Ch Besançon Réponse à une lettre d'un médecin de campagne (1837)

A l'entendre, depuis Hippocrate jusqu'à nos jours, il n'y a en que des imbéciles, et leurs classifications sont venues se briser contre l'impossibilité physique. Impossibilité physique! ça veut dire au-dessus des forces humaines. Eh bien! ce mot, ce mot terrible, a été anéanti par le génie transcendant de notre docteur.
« Il n'y a rien de pis que de ne pas avoir goût « à ce que l'on fait. »
Source : Gallica

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