Résumé

Portrait de Salomon Reinach Salomon Reinach,  Sidonie ou le français sans peine

“ Beaucoup de mots de notre langue changent d’aspect suivant le sens qu’on leur attribue dans une phrase ; le dictionnaire ne vous donne pas toutes ces formes différentes. Vous y trouverez, par exemple, le mot aimer, mais non pas j’aimerai, j’aurais aimé, j’étais aimé ; vous y trouverez les mots cheval et œil, mais non pas les mots chevaux et yeux.
Ce que le dictionnaire ne vous dit pas, la grammaire vous l’enseigne.
”
Source : Wikisource

Portrait de Salomon Reinach Salomon Reinach,  Sidonie ou le français sans peine

“ Si vous étiez une étrangère, ne parlant pas le français, je me garderais de vous enseigner d’abord la grammaire et de vous faire apprendre par cœur un dictionnaire ; je commencerais par vous mettre dans la tête cinq cents petites phrases. II vaut toujours mieux exercer la mémoire sur des phrases que sur des mots isolés. Les langues vivantes, c’est-à-dire celles qu’on parle encore — à la différence du grec ou du latin, langues mortes qu’on ne parle plus — doivent s’enseigner d’abord par la conversation et par l’usage ; c’est ainsi que vous avez appris le français. ”
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Portrait de Salomon Reinach Salomon Reinach,  Sidonie ou le français sans peine

“ Cette rencontre interdite s’appelle un hiatus, mot latin qui signifie “ lacune, ouverture ”’; c’est, en effet, comme un trou dans le vers, où la voix bute quand on lit tout haut.
Même en prose il faut éviter les hiatus désagréables, par exemple : “ Il va à Athènes.” Vous sentez bien que ce n’est pas très joli.
Dans un alexandrin, la voix doit pouvoir s’arrêter un instant au milieu du vers, à la fin d’un mot : c’est ce qu’on appelle la césure (du latin caesura, coupure) . Voici douze syllabes qui, faute de césure,
ne font pas un vers : ’
Le jour n’est pas plus brillant que vos yeux d’azur.
”
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