A. Vaillant, Traité abrégé théorique et pratique de prononciation française… (1864)
“ La même observation doit être faite pour la voyelle e suivie de s, qui tantôt se prononce é et parfois è j cependant la distinction est plus marquée que dans le cas précédent. On peut poser cette règle : e placé immédiatement devant s au milieu d'une syllabe suivie d'une syllabe muette, se prononce è: reste, modeste, etc., surtout en poésie, et en prose quand l'emphase est nécessaire. Lorsque la syllabe qui suit se termine autrement, c'est-à-dire, n'est pas muette, e prend généralement le son de é: destin, destinée, prestige, etc. ”
