Résumé

Léon Rodet Sur le déchiffrement des inscriptions prétendues anariennes de l'île de Chypre (1876)

PRINCIPES DU DÉCHIFFREMENT
f 0 Les signes de l'écriture cypriote représentent des syllabes simples, c'est-à-dire formées d'une consonne suivie d'une voyelle.
2° Un même caractère n'a jamais qu'une seule valeur. Par contre, une même syllabe peut être exprimée d'une inscription à une autre par des caractères un peu dinérents ; et des variantes légères d'une même lettre peuvent se rencontrer l'une à côté de l'autre dans la même inscription.
3° Les voyelles ainsi notées par l'écriture sont au nombre de cinq : A, E, I, 0, V (U ou Y) .
Source : Gallica

Léon Rodet Sur le déchiffrement des inscriptions prétendues anariennes de l'île de Chypre (1876)

Voici maintenant l'interprétation des deux parties de l'inscription : A. — Transcription et interprétation du texte phénicien, d'après M. Euting (pl. i, p. 5) .
« [Le. jour du mois.] de l'an IV du règne de (ou du roi) Melekiathon [roi de Cittium et d'Idalie] , cette (statue) qu'a offerte et érigée notre prince Baalr [am, fils d'Abdmelek, est dédiée à son dieu] Reshef Mekhîl (ou Makal) : lorsqu'il eut entendu sa voix il le bénit. »
B. — Texte Cypriote (rétrograde) avec transcription en orthographe grecque : 1. J'ai omis, dans ma restitution, waw entre les noms de Cittium et d'Idalie.
Source : Gallica

Léon Rodet Sur le déchiffrement des inscriptions prétendues anariennes de l'île de Chypre (1876)

Le déchiffrement des inscriptions cypriotes est un problème qui, depuis la publication de quelques-unes de ces inscriptions par Gesenius, dans ses « Monumenta scriptura linguseque Phœnicise, » n'a cessé de préoccuper le monde savant. Quelle langue se cache sous ces signes si compliqués, qui paraissent, au premier abord, présenter une certaine analogie avec les écritures de l'Asie Centrale, Assyrien, Perse ou Mode ?
Source : Gallica

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