Résumé

Joseph Piroux Examen comparatif de toutes les méthodes de lecture… (1866)

Qui ne comprend maintenant que la lecture, qui n'est que la liaison de la parole à l'écriture, peut d'abord s'apprendre en allant de la première à la seconde, c'est-à-dire, en analysant la parole avec l'écriture? Assurément, on ne parviendra jamais à lier instantanément le discours parlé entier au discours écrit correspondant. L'homme ne s'élève que graduellement à des ensembles considérables. Mais il est déjà moins impossible de lier la phrase parlée entière à la phrase écrite, et, à plus forte raison, le mot parlé au mot écrit.
Source : Gallica

Joseph Piroux Examen comparatif de toutes les méthodes de lecture… (1866)

La vertu des élèves est l'obéissance, comme celle du maître est le dévouement. La méthode sera la lumière commune, l'intermédiaire obligé. L'élève n'a nullement besoin, pour faire des progrès, de la raisonner; mais le maître, qui est un homme fait, doit en comprendre ou en deviner la théorie, sans quoi son esprit se fatigue et s'use sous le double poids de l'ignorance et de l'ennui.
Source : Gallica

Joseph Piroux Examen comparatif de toutes les méthodes de lecture… (1866)

D'où il suit que la lecture a comme l'écriture un côté matériel. Dans la langue française, il y a une circonstance de plus que dans les autres langues, au moins pour les enfants ou les ignorants, c'est que l'écriture est ou n'est pas conforme à l'orthographe, et que la lecture peut être ou n'être pas conforme à la vraie prononciation : de là quatre difficultés dans notre lecture et notre écriture au lieu de deux, ou deux difficultés au lieu d'une seule dans chacune de ces deux choses.
Source : Gallica

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