Alfred Fouillée,
La morale libertaire et la morale de la vie
“ Il y a un honneur à la Nietzsche et un honneur à la Guyau. Pour Nietzsche, c’est l’orgueil de l’individu, qui se met au-dessus des autres et ne veut pas déchoir de l’idée qu’il a de lui-même. Pour Guyau, c’est la fierté de réaliser en soi « le type de l’espèce. » L’honneur de Nietzsche est égotiste, l’honneur de Guyau est altruiste. Dans le premier cas, c’est l’idée du moi ; dans le second, c’est l’idée de tous, qui n’exclut pas, mais enveloppe et dilate l’idée du moi. L’honneur, dans tous les cas, est un sentiment attaché à une idée, il est la force d’une idée. ”
