Émile Faguet

Émile Faguet

Résumé

Portrait de Émile Faguet Émile Faguet La démission de la morale (1910)

Ainsi la morale de l'honneur replacée dans le
stoïcisme, et je dis replacée parce qu'elle y est chez
elle, fait un stoïcisme élargi, agrandi, plus actif et
plus vivant.
La morale de l'honneur peut rectifier et compléter
de même la morale-science-et-art-des-mœurs. Il est
dans votre nature, car vous êtes surtout un savant,
un studieux, de considérer la « réalité morale », les
mœurs des hommes, principalement pourles étudier,
car vous êtes un savant, un studieux, mais aussi pour
en tirer une leçon à l'usage des hommes et même au
vôtre. Fort bien.
Source : Gallica

Portrait de Émile Faguet Émile Faguet La démission de la morale (1910)

Nietzsche a raisonné ainsi quelque
part tout impératif est détruit. Mais, comme la
morale de Guyau du reste, cette morale est bien dans
le sens de la vie. Elle prend pour mobile, elle prend
pour levier, non pas, comme Guyau, le goût de vivre
lui-même, mais une des raisons de vivre les plus
fortes, la volonté de puissance sur les autres et sur
soi-même et si la vie n'est pas seulement volonté
de puissance, il faut convenir qu'elle est cela plus
que tout autre chose.
La morale de Nietzsche dit à l'homme veux-tu
être fort ?
Source : Gallica

Portrait de Émile Faguet Émile Faguet La démission de la morale (1910)

Au fait, il n'y a rien de plus intéressé et il n'y a
rien de moins hasardeux que la morale stoïcienne.
Elle consiste à ne rien mettre au jeu, pour ne rien
perdre. Il n'y a aucun déshonneur à cela, mais il n'y
a aucun honneur non plus. La vie est une lutte, dit
l'expérience. Il y a un moyen de ne pas se battre,
dit le stoïcisme, c'est de ne se battre que contre soi-
même. La vie est un danger, dit l'expérience.
Source : Gallica

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