Adolphe Landry,
Principes de morale rationnelle
“ Nous ne pouvons pas penser au bien d’un autre sans désirer ce bien à quelque degré : concevoir un plaisir personnel, c’est s’en faire une représentation, si décolorée qu’elle soit, c’est l’imaginer, c’est le sentir : concevoir le plaisir d’un autre, pareillement, c’est le sentir, c’est y aspirer, même alors qu’une tendance contraire et plus forte nous pousse à vouloir du mal à l’individu auquel nous pensons ; et n’est-ce pas une manifestation de l’activité de notre raison, que la même attitude soit déterminée chez nous par la pensée du bien d’autrui et par celle de notre bien propre ? ”
