Paul Archambault,
Guyau
(1911)
“ Le pessimisme est psychologiquement faux. Si la souffrance, dans le monde, était en excès sur le plaisir, la vie deviendrait inconcevable et impossible, car la souffrance est la conscience et l'agent d'une désagrégation. L'hypothèse la plus vraisemblable est celle de l'indifférence totale de la nature aux sensations et aux volontés des hommes, semblable qu'elle est à un océan qui s'agite et se tourmente éternellement sans but. Mais si le pessimisme pouvait encore fonder la morale du nirvâna, quelle règle d'action tirer de cette représentation d'une nature indifférente et inintelligente ? ”
