Résumé

François Hüe La communauté des chirurgiens de Rouen… (1913)

L'Ecole de Saint-Côme ne s'est soutenue jusqu'ici avec tant d'éclat que par l'émulation qu'elle a causée parmi les maîtres de Paris qui se sont appliqués à se rendre capables d'enseigner les élèves, et les maîtres n'ont pu acquérir de connaissance dans l'art sans que le public en ait retiré de grands avantages.
Cette émulation cesserait bientôt si toutes les démonstrations se faisaient par un seul maître. La seule espérance de devenir démonstrateur à son tour provoque à l'étude, excite à faire des recherches: chacun s'évertue et cette perspective contribue à faire de bons sujets.
Source : Gallica

François Hüe La communauté des chirurgiens de Rouen… (1913)

Alors la communauté fit deux pertes : les cours d'anatomie et d'opérations cessèrent. Il ne resta qu'un vain titre dépouillé des droits qui en faisaient le revenu. Les chirurgiens n'ont jamais été remboursés, ni par le Roy, ni par le sieur Maréchal, du prix de ces offices et, cependant, ils sont demeurés chargés de la rente des fonds empruntés. Il est donc injuste de reprocher la cessation des cours publics. — Il y a bien des maîtres qui font chez eux des cours d'anatomie, mais c'est pour leur satisfaction personnelle et l'instruction de leurs enfants ou de leurs élèves.
Source : Gallica

François Hüe La communauté des chirurgiens de Rouen… (1913)

Dans cette vue les chirurgiens de Rouen ont fait depuis plus de vingt-cinq ans tout autant de cours publics d'anatomie et d'opérations qu'il leur a été possible dans l'espérance de rendre les étudiants en chirurgie capables de faire les dits exercices et, par là, faire succéder dans cet emploi les jeunes maîtres aux anciens; mais soit que le travail ait rebuté les jeunes étudiants, ou que le défaut de récompense les ait découragés, cette compagnie a eu le chagrin de n'en voir qu'un petit nombre s'occuper à cet exercice qui doit intéresser un chacun.
Source : Gallica

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