Résumé

H Hervot La médecine et les médecins à Saint-Malo… (1905)

Malgré notre arsenal de lois, les médecins sont mal armés contre ces trompeurs. De nos jours nous sommes désunis; la confraternité n'est trop souvent qu'un vain mot, et l'on regarde d'un œil ironique le praticien qui désire obtenir de la loi la protection à laquelle il a droit par son diplôme.
Autrefois, au contraire, les Confréries formaient de véritables syndicats jalousement fermés. Il n'était point permis de s'en écarter et de s'isoler. Chaque médecin, chaque chirurgien devait, avant d'être reçu, jurer de maintenir les droits de la communauté et d'en subir les charges.
Source : Gallica

H Hervot La médecine et les médecins à Saint-Malo… (1905)

Saint-Malo était, à cette époque, presque à l'apogée de sa gloire maritime; on y armait de fort nombreux navires, tant pour la course que pour la pêche sur les côtes de Terre-Neuve et le trafic avec les Grandes-Indes. Presque tous les vaisseaux embarquaient un chirurgien, dit « chirurgien navigant. » C'était ordinairement un jeune homme, aspirant à la maîtrise, qui, après des examens sommaires, apprenait à la mer, en s'exerçant sur de durs marins, l'expérience de son art.
Source : Gallica

H Hervot La médecine et les médecins à Saint-Malo… (1905)

Pour quels voyages et pour combien d'hommes d'équipage était-il nécessaire d'avoir plus d'un chirurgien ?
Qui nommait les chirurgiens examinateurs? Si les navires de guerre et les vaisseaux armés en course consentaient volontiers à enrôler des chirurgiens indispensables au pansement et à la guérison des blessés, ils y trouvaient l'avantage immédiat de ne pas être obligés, après un combat, de relâcher dans le port le plus voisin, et de pouvoir remettre promptement en ligne quelques-uns de leurs hommes les moins avariés. Les navires armés au commerce ou à la pêche étaient plus récalcitrants.
Source : Gallica

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