Résumé

Ferdinand Villard Notes sur les médecins, chirurgiens… (1904)

En ce qui concerne les honoraires payés aux chirurgiens de Guéret, nous ne sommes guère mieux renseigné que sur ceux qui étaient alloués aux médecins. Tout ce que nous savons, c'est que le prix réclamé pour chaque saignée pratiquée était de dix sols, quelquefois de quinze sols. Ce que nous pouvons ajouter aussi, c'est que la pratique chirurgicale ne semble pas, pour ceux qui s'y livraient exclusivement, avoir été fort lucrative. Elle ne paraît pas, tout au moins, avoir suffi seule pour les conduire à la fortune, ni même pour quelques-uns à la simple aisance.
Source : Gallica

Ferdinand Villard Notes sur les médecins, chirurgiens… (1904)

Il est facile, dit Dionis, de répondre à ceux qui s'étonnent de ce que on saigne plus en France et particulièrement à Paris, qu'en aucun lieu de l'univers. C'est parce que l'on y fait plus de sang, le climat étant plus tempéré, l'air plus épais et la nourriture meilleure. La grande dissipation qu'on fait dans les pays chauds s'oppose à la saignée et le besoin qu'on a de conserver sa chaleur naturelle dans les pays froids la défend.
Source : Gallica

Ferdinand Villard Notes sur les médecins, chirurgiens… (1904)

Il arrivait parfois que les médecins rencontraient d'assez grandes difficultés pour le recouvrement de leurs honoraires et se voyaient alors dans l'obligation de s'adresser aux juridictions compétentes.
C'est-là ce qui arriva en 1658 à Antoine Blandin et à Antoine Rodier, qui, depuis plusieurs années, réclamaient vainement à Anne Moreau, veuve de noble Jean Seiglière, de Breuil, et tutrice de sa fille unique, le paiement des visites qu'ils avaient faites et des soins qu'ils avaient donnés l'un et l'autre à feu son mari « tant dans la ville de Guéret qu'au lieu de Breuil. »
Source : Gallica

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