Résumé

Gustave de Closmadeuc Chirurgie et barberie en Bretagne avant la Révolution (1869)

S'il a le bonheur d'avoir commencé et achevé son apprentissage sous l'œil paternel, en un mot s'il est fils de chirurgien-barbier, son père le prendra un jour à part, lui adressera une courte allocution sur les avantages de la pratique et la nécessité de faire le tour de France, et lui remettant trois écus de six livres et une paire de rasoirs, il lui souhaitera, en l'embrassant, la santé, l'amour de l'étude et la bonne humeur, avec espérance de le revoir bientôt aspirant à la maîtrise.
Source : Gallica

Gustave de Closmadeuc Chirurgie et barberie en Bretagne avant la Révolution (1869)

C'est l'attirail du trépan, le pont aux Anes de l'ancienne chirurgie. Avant Desault, la trépanisation du crâne était une opération usuelle, à tel point qu'il n'y aurait rien d'exagéré à prétendre que le plus modeste chirurgien de Vannes la pratiquait plus souvent à lui seul, que ne le font aujourd'hui tous les chirurgiens de la capitale ensemble.
C'est dans ce milieu que le jeune homme qui se destine à la profession fera ses premières armes, apprenti d'abord, puis serviteur chirurgien.
Source : Gallica

Gustave de Closmadeuc Chirurgie et barberie en Bretagne avant la Révolution (1869)

On a déjà compris pourquoi de tout temps à Vannes et dans toute la Bretagne, les docteurs en médecine et les pharmaciens, sous le rapport du savoir et de l'éducation, dépassaient de toute la tête les chirurgiensbarbiers, qu'ils dédaignaient, ne les considérant que comme des manœuvres au service de l'art de guérir. Illeierati chyrurgi, les chirurgiens sont des illettrés, disaient les médecins : expression pleine de mépris et qui avait une grande portée dans un siècle où la langue latine était encore la langue scientifique par excellence.
Source : Gallica

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