Henriette Carrier

Résumé

Henriette Carrier Origines de la Maternité de Paris… (1888)

Ces singularités me firent naître le désir d'ouvrir le cadavre de cette femme incontinent après sa mort ; et je n'eus pas plutôt ouvert les téguments du ventre, que j'apperçus l'enfant mort hors de la matrice, ayant les pieds sur l'estomac de sa mère, et les mains et le visage appuyés sur sa matrice, comme s'il eût dormi couché sur le ventre, ce que je fis observer à Mademoiselle Morlet, alors maîtresse sage-femme de l'Hôtel-Dieu, et à ses apprentisses.
Source : Gallica

Henriette Carrier Origines de la Maternité de Paris… (1888)

« Ils avancent que les administrateurs, par une prudence particulière, n'admettent que des femmes pour y apprendre l'art d'accoucher, et que les hommes en sont exclus.
« Il est vrai que toutes les sages-femmes y vont faire leur apprentissage; mais il est vrai aussi qu'il y entre des hommes.
Portail, Mauriceau, Defrades, Dionis, et tant d'autres qui ont excellé dans cet art y ont travaillé et y ont demeuré pendant un temps considérable, et la maîtresse sage-femme est obligée d'appeler à son secours, dans les accouchements laborieux, le chirurgien qui y gagne sa maîtrise. »
Source : Gallica

Henriette Carrier Origines de la Maternité de Paris… (1888)

Il est sûr, disait le rapport, qu'une maladie aussi prompte, aussi généralement funeste que celle de l'Hôtel-Dieu, qui laissoit aussi peu de temps à la réflexion, aussi peu d'espoir aux médecins, guérie par une méthode aussi simple que celle employée par M. Doulcet, et dont les succès paroissent aussi sûrs et aussi constants, est un de ces phénomènes qui font époque en médecine, et que ce service rendu à l'humanité souffrante doit honorer à jamais la mémoire d'un citoyen.
Source : Gallica

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