Léon Le Fort

Résumé

Léon Le Fort Revue des Deux Mondes

Ici, ce n’est pas la hiérarchie qui règle le différend et qui prononce, c’est quelque chose de plus fort que l’autorité du grade, de plus fort encore que la loi : ce quelque chose, c’est la vérité, c’est le fait matériel éclairé, soit par la guérison, soit par l’autopsie. Il faut, je l’ai dit et je le répète : un chef qui commande, des subordonnés qui obéissent ; mais il faut aussi the right man in the right place ; et si l’on veut la discipline, c’est-à-dire l’obéissance du subordonné, l’autorité pour le chef, il faut que le chef soit supérieur au subordonné par le savoir et par l’expérience.
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Quand le pays en a besoin, le médecin comme le soldat donne sa vie à la patrie ; mais ce qui importe dans une loi, c’est le respect des droits de chacun, et ces droits ne seraient pas respectés si, pour les médecins, seuls entre tous les citoyens, on supprimait purement et simplement, et sans compensations suffisantes, la distinction entre le service de la territoriale et celui de l’armée active.
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Il ne faut pas chasser de l’armée ceux qui, par leur savoir, leur expérience, leur habileté opératoire, peuvent rendre les plus grands services ; il faut, au contraire, les y attirer et obtenir leur concours alors qu’ils ne sont plus soumis à la loi militaire ; il faut transporter dans notre armée l’institution allemande des chirurgiens consultans. Dans la vie civile, quand la maladie frappe une famille, que le cas est grave et obscur, l’on s’impose parfois de lourds sacrifices pour appeler en consultation un médecin qu’on a le droit de supposer plus expérimenté que le médecin traitant.
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