Salon (peinture)

Définition et enjeux

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie L'art et les artistes français contemporains… (1876)

On disparaît, on se noie dans cette mer d'huile. Le Salon n'est qu'un Pandémonium.
« Il faut y peindre un chou, me disait un artiste, si « l'on veut y montrer une rose! » Aussi bien, pour attirer l'attention, pour faire tourner — ou seulement détourner—les têtes, on se hisse jusqu'au gigantesque, comme M. Georges Becker, M. Gustave Doré ou M. Roll; on tombe dans l'extravagance, comme M. de Beaulieu, ou l'on s'amuse aux facéties caricaturales, comme M. Vibert, ou bien encore on fait de la peinture à l'émail, comme M. Firmin Girard et tant d'autres.
Source : Gallica

Portrait de Henry Houssaye Henry Houssaye Revue des Deux Mondes

LA GRANDE PEINTURE. Sganarelle disait qu’il y a fagot et fagot ; on ne doit pas en conclure qu’il y ait Salon et Salon. Les Salons se suivent et se ressemblent avec une affligeante monotonie : qui en a vu un en a vu dix. Sans s’embarrasser de chercher une voie nouvelle ou d’accuser leur manière avec un plus haut style ou une énergie plus grande, les peintres se traînent à la remorque des autres ou d’eux-mêmes, se laissent aller aux redites banales et aux poncifs surannés, et se contentent d’exposer toujours le même tableau sous un titre différent.
Source : Wikisource

Portrait de Gustave Planche Gustave Planche Le Salon de 1857. — La Peinture

Les œuvres conçues à loisir, capables d’agir sur le goût public, sont d’autant plus rares, que le salon, dans la pensée des peintres, n’est pas une occasion d’agrandir ou de fonder sa renommée, mais une occasion d’entamer ou d’achever une bonne affaire. Il y a malheureusement une classe de spectateurs qui prend la curiosité pour un signe d’intelligence, et qui veut tout voir pour prouver qu’elle aime la peinture.
Source : Wikisource

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