Résumé

Portrait de Zacharie Astruc Zacharie Astruc Le salon intime : exposition au boulevard des Italiens (1860)

Quelle tendresse dans l'accent ! Quelle bonté dans le sourire de l'œuvre! Corot, c'est la lumière, l'air, la vie spacieuse; Corot, c'est la pureté, la douceur; Corot, c'est aussi la vision puissante qui magnétise l'âme; Corot, c'est la grande ampleur associée à tout ce qui lui donne une perfection irréprochable. Il est un maître absolu, et sa science n'a d'égale que son génie intuitif. La liberté, l'aisance, autant que la certitude de sa manière, donnent l'idée d'une possession de force qui se jouera des obstacles. Sou style lui conquiert une personnalité merveilleuse.
Source : Gallica

Portrait de Zacharie Astruc Zacharie Astruc Le salon intime : exposition au boulevard des Italiens (1860)

Il est
bien dessiné, les modelés ne s'écartent pas de leur plan ; il y a même l'idée d'un petit geste. L'ensemble de la peinture séduit par un grand aspect de propreté, d'élégance bourgeoise. Le fond, distingué de nuance, satisfait les yeux qui ne veulent rien deviner d'une forme; mais cela est froid, terne, pénible. L'art n'y joue qu'un rôle d'observateur patient — sans vaillance. L'âme du peintre s'est endormie devant son modèle. Rien ne l'a frappée : ni l'accent de l'homme, ni la lumière qui le mettait en relief. Il n'a qu'un ton banal et systématique.
Source : Gallica

Portrait de Zacharie Astruc Zacharie Astruc Le salon intime : exposition au boulevard des Italiens (1860)

Les Bravi, tant vantés , sont une mauvaise toile. Le dessin et la peinture y pèchent par une foule de côtés. La Conversation à table est d'une affreuse couleur. Aucun de ses tableaux neufs, proprets, travaillés à l'aiguille, n'indique la moindre recherche d'harmonie; seul le geste est en cause.
La même importance s'applique à tout dans une manière d'affirmation creuse, plate, luisante, ainsi qu'un verre colorié.
La lumière crie, la couleur crie. Rien n'est vu d'ensemble
avec un tour robuste. Enfin le style, cette âme absolue de tout art, ne s'y montre jamais.
Source : Gallica

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