Résumé

Philippe Le Bas France. Dictionnaire encyclopédique… (1843)

La Corse n'a pas attendu des siècles pour remplir fidelement ses promesses; elle a donné Napoléon à la France, et ses enfants ont versé glorieusement leur sang pour la patrie. En retour de ses services et de son dévouement, n'est-elle pas en droit de demander quelque chose? Son sol est vaste et fertile; ses forêts, peutêtre les plus belles du monde, sont d'une richesse inappréciable; ses havres les plus rapprochés du continent et les plus sûrs de la Méditerranée ; ses habitants, Francais par le cœur et l'esprit autant que les plus chers enfants de la France.
Source : Gallica

Philippe Le Bas France. Dictionnaire encyclopédique… (1843)

L'administration intelligente et ferme de Paoli avait renouvelé la face du pays.
On ne se contentait plus maintenant d'une guerre défensive; on allait attaquer les mortels ennemis de la Corse hors de l'île. Les Génois, épuisés de toute façon, commençaient à craindre sérieusement cette puissance, à laquelle ils ne pouvaient s'opposer. Leur domination en Corse était à jamais perdue s'ils en étaient réduits pour la défendre à leurs propres forces.
Source : Gallica

Philippe Le Bas France. Dictionnaire encyclopédique… (1843)

Un détachement génois parti de Bastia s'en fut le long de la mer jusqu'à Aléria, où, ayant trouvé des femmes et des enfants occupés au travail des salines, il en fit une affreuse boucherie.
Luc d'Ornano, informé trop tard de cet acte de barbarie, ne put en tirer vengeance immédiatement; mais un conseil de la nation, s'étant assemblé à Corte, décida que puisque les Génois avaient enfreint les lois de l'humanité il ne fallait plus avoir de pitié pour eux, et que tous ceux qui tomberaient entre les maius des nationaux seraient impitovablement massacrés.
Source : Gallica

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