Résumé

Arrigo Arrighi Histoire de Sampiero Corso, ou Guerre de l'Indépendance… (1842)

Je sens, plus que jamais, combien il est humiliant pour une nation d'avoir à mendier humblement des secours. Ne reste-t-il donc plus de sang dans les veines des Corses? La fierté a-t-elle cessé de former, avec l'aversion pour le despotisme, le fond et le trait le plus saillant de notre caractère? Sampiero n'est-il plus à leur tète?
Les Pieves de Bastelica, de Rostino, de Corte, de Niolo, toute la Terre de commune ne répondent-elles plus à la voix de la patrie? Ces milices intrépides ne sont-elles pas toujours debout pour l'effroi de l'étranger?
Source : Gallica

Arrigo Arrighi Histoire de Sampiero Corso, ou Guerre de l'Indépendance… (1842)

L'indépendance nationale, voilà son mobile et sa loi, sa passion et son but.
Tout ce qui ne converge pas vers ce grand résultat ; tout ce qui de 'près , ou de loin, favorise l'occupation étrangère , est un obstacle qu'il faut briser, ou un crime qu'il faut punir. Dans l'ardeur et les vives préoccupations de son patriotisme, il ne voit que les dangers du pays, les maux et l'opprobre de la servitude. Les liens de la nature, les relations de l'amitié, ne sont rien auprès de cet intérêt, le seul qu'il soit glorieux de servir, le seul, auquel il soit dévoué sans retour.
Source : Gallica

Arrigo Arrighi Histoire de Sampiero Corso, ou Guerre de l'Indépendance… (1842)

Sampiero en était si bien persuadé, qu'il usait de tout soit ascendant pour faire tomber exclusivement le choix des électeurs sur des hommes d'une intégrité éprouvée. Dans un pays brûlant encore de tous les feux de la guerre civile, dans un pays si profondément sillonné par le fer et le plomb, où l'action et la réaction des partis est si violente, où les mouvemens sont des passions et les paroles des menaces, ne faudrait-il pas qu'il y eut un terrain neutre, où l'on put se trouver sans péril, et débattre ses intérêts sans combat?
Source : Gallica

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